L'Agenda est fixé !                                                    A nous de jouer...

                          

         

 Un Agenda 21 local est un plan d'actions concrètes de développement durable pour le 21e siècle. Il est local quand il concerne le territoire communal, mais il répond à des enjeux d’ampleur mondiale : penser globalement, agir localement.  

Spécifiquement adapté aux caractéristiques de la commune, un Agenda 21 local a été conçu à Uccle, avec la participation précieuse de plusieurs habitants, d'experts en urbanisme durable, des services de l'administration et du Collège. Il a été approuvé le jeudi 22 octobre 2009 à l'unanimité par le Conseil Communal. 

Ce plan ambitieux formule 103 actions autour de cinq thèmes :      

1° Bonne gouvernance et démocratie participative

2° Logement durable pour tous

3° Réduction des dépenses énergétiques et de l'effet de serre

4° Protection et amélioration du patrimoine naturel

5° Coopération locale et internationale 

A ces propositions s'ajoutent les 50 actions du Bilan Carbone. 

Ce plan montre la détermination de la Commune de s'engager dans la voie du développement durable et dans la réduction de l'effet de serre. L'élaboration de ce plan a bénéficié de l'appui de la Région de Bruxelles-Capitale et de Bruxelles Environnement. 

 

Le Bilan Carbone

          En parallèle à l'élaboration de l'Agenda 21 basé principalement sur des réflexions qualitatives, la Commune s'est dotée d'un outil quantitatif. Le Bilan Carbone est une méthode développée par l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, en France) qui consiste à estimer les émissions de gaz à effets de serre (GES) produites par toutes les activités d'un territoire.  

          A Uccle, ce Bilan établi par Factor X, en collaboration avec Ecores a analysé 3 zones :

1) les services et  patrimoine de l’administration ;

2) l'ensemble du territoire de la commune (tous les déplacements, les habitats, les activités, le traitement des déchets... )

3) la consommation de biens aux mains de l'ensemble des ucclois, dont les émissions dues à la production, au transport,... se produisent « ailleurs » mais dont les ucclois sont responsables par leurs choix de consommation.  

          Pour l'année de référence 2007, les émissions par zones respectives en Tonnes-équivalent CO2 sont :

1) Administration : 27.000 Téq  CO2

2) Territoire Uccle : 730.000 Téq  CO2

3) Consommations uccloises : 4.300.000 Téq  CO2  

Pour avancer à pas réalistes mais volontaires, le plan d'actions Bilan Carbone voté par le Conseil Communal vise un objectif de 30% de réductions à l'horizon 2020. L'effort devra ensuite se poursuivre pour rencontrer d'ici 2050 les objectifs prônés par le Groupe d'Experts Intergouvernemental pour l'Evolution du Climat.  

Toute cette étude et ses résultats sont disponibles sur le site internet de la commune (www.uccle.be) ou sur demande au service environnement.

Le Plan d'action

Les 103 actions du plan Agenda 21 sont à mettre en oeuvre ou à initier par la Commune , cependant chaque thème comporte quelques exemples d'actions à initiative purement citoyenne.

Les actions que la  Commune va mener, ou continuer à mener auront une valeur d'exemple et un effet de contagion auprès des ucclois.

Quelques exemples d'actions que pourraient entreprendre les ucclois: mieux isoler leur habitation, participer à une centrale de co-voiturage, s'impliquer dans le futur jumelage de notre commune avec une entité du sud,...  

L'amorce de toutes ces actions sera échelonnée dans le temps suivant un calendrier qui doit tenir compte de contingences budgétaires,  d'opportunités, de disponibilités matérielles et personnelles.  

Un suivi des actions sera mis en place pour en évaluer l'efficacité, en collaboration avec les habitants et acteurs de la commune qui le souhaitent.  

          Pour permettre à chacun de suivre le stade d'évolution des actions amorcées nous vous donnons rendez-vous dans les pages de ce journal, et un projet de page internet est également à l'étude. et sera disponible sur demande auprès du service de l'environnement. 

Actuellement tous les documents, le plan d'actions Agenda 21, le rapport Bilan Carbone, et les documents d'études, sont disponibles sur le site internet de la commune (rubrique Agenda 21 ) ou sur demande auprès du service environnement, tout comme le sera très prochainement une plaquette grand public qui présentera les lignes de force de l'Agenda 21.

Le service de l'environnement se tient également à votre disposition pour toute information complémentaire (developpementdurable@uccle.be + 02/348.66.25)

 

L’élaboration de cet agenda s’inscrit dans la volonté de la Commune d’Uccle de mener une politique de développement durable. Une politique qui s’est déjà traduite par des réalisations comme : la création de la déchetterie rue de Stalle, la création des infrastructures permettant l’utilisation de l’eau de pluie dans plusieurs écoles et bâtiments communaux, les collectes sélectives dans les bâtiments, la promotion du compostage, l’introduction dans plusieurs gros dossiers d’urbanisme de critères de développement durable et d’éco-construction, l’élaboration d’un plan communal de mobilité, le chauffage solaire de certaines installations, les investissements d’économiseurs d’énergie, la stérilisation aux ultra-violets de la piscine Longchamp (moindre consommation d’eau  et de chlore), la création de primes pour les toitures vertes, les citernes d’eau de pluie, les chauffe-eaux solaires, …                                                                                                                            

L’origine du concept d’Agenda 21 local  

         En 1992, à Rio, les états réunis au Sommet de la Terre, dont la Belgique, se sont engagés à réaliser un Programme d’Actions 21 (pour le 21ème siècle). Ce programme vise à traduire les engagements, priorités et objectifs en actions, réparties en 40 chapitres, pour mettre en œuvre le Développement durable. Le chapitre 28 fait référence aux actions entreprises au niveau des collectivités locales.  

            C’est en effet le niveau local qui permet le mieux d’appréhender les spécificités environnementales, économiques et sociales sur le terrain. La proximité avec les habitants et les acteurs de terrain facilite l’identification de ces spécificités et leur gestion.

De plus, de nombreux problèmes trouvent leur origine au niveau local (exemples : la gestion de l’eau, des espaces verts, de l’énergie, …).

Enfin, les communes agissent au niveau local dans des domaines divers : construction, exploitation, entretien des infrastructures, application et respect de la réglementation, éducation, …, soit autant de raisons de développer un Agenda 21 au niveau communal.  

La charte et les engagements d’Aalborg  

En 1994, la municipalité d’Aalborg a accueilli la première conférence européenne sur les villes durables. Les participants ont adopté la Charte des villes européennes durables. également intitulée la Charte d’Aalborg. 11 villes et communes belges ont ratifié cette Charte, dont la Région de Bruxelles-Capitale, Anderlecht, Bruxelles-villes et Etterbeek. 

La Charte d’Alborg est divisée en trois parties principales :

La Partie 1 consiste en une déclaration des municipalités européennes pour la durabilité environnementale. Celle-ci fournit un cadre politique pour engager les procédures d’initiatives pour la création de plans dans le domaine du Développement durable au niveau local.

La Partie 2 de la Charte d’Aalborg annonce la création de la Campagne des villes européennes durables comme une manière d’encourager et de soutenir les villes travaillant pour favoriser la durabilité.

La Partie 3 somme les autorités locales participantes à s’engager dans les processus de l’Agenda 21 local et amorce le mécanisme pour le développement d’un plan d’action local.  

En 2004 a eu lieu la quatrième Conférence européenne des villes durables aussi appelée Aalborg+10. La session a produit « Les Engagements d’Aalborg » qui sont proposés aux communes désireuses d’encadrer leur travail de développement durable.  

Les dix engagements d’Aalborg issus de cette conférence sont :

1.       la Gouvernance ;
2.        la gestion urbaine vers la durabilité ;
3.        les biens naturels communs ;
4.        la consommation responsable et le choix de style de vie ;
5.        la planification et la conception ;
6.        la mobilité améliorée, le trafic limité ;
7.        les actions locales pour la santé ;
8.        l’économie locale vivante et durable ;
9.        l’équité sociale et justice ;
10.      du local au global ;

Le concept  

         Un Agenda 21 local, c’est :

-                     un outil de planification locale utile et bien structuré comprenant un diagnostic, des objectifs, des actions, des indicateurs. Il s’appuie sur une structure organisationnelle pourvue de moyens humains et financiers, garantes de son succès ;

-                     une démarche, celle d’un programme d’actions élaboré avec la participation des habitants, et en amélioration continue. Elle est suffisamment souple pour s’adapter aux spécificités locales ;

-                     un outil qui intègre les trois principales composantes du développement durable, à savoir économique, sociale et environnementale ;  

-                     un document de référence, qui doit permettre de communiquer, de conscientiser et de montrer ce que nous faisons pour le Développement durable et comment nous le faisons. Il doit être accessible à la lecture pour un large public.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’Agenda 21 local permet d’apporter des réponses locales aux enjeux globaux, et des réponses transversales aux enjeux spécifiques, comme par exemple, et cette liste est loin d’être exhaustive :

-          l’organisation et l’aménagement de l’espace ;

-          le développement social urbain ;

-          les déplacements et la mobilité ;

-          le développement des activités économiques et de l’emploi ;

-          le logement ;

-          la gestion des ressources naturelles, de l’énergie, des déchets ;

-          les achats durables au niveau de la Commune ;

-          l’occupation des sols ;

-          la coopération nord/sud ;

-          le tourisme ;

-          la culture et le patrimoine, …  

Autant de thèmes qui concernent le niveau local et qui peuvent avoir un écho au niveau mondial, tant sur le court terme que sur le long terme.  

         Il convient donc de garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une démarche purement liée à l’environnement. Les thématiques abordées au sein d’un Agenda 21 local sont aussi sociales et économiques.

Si le service de l’Environnement en est l’initiateur, il n’empêche que les autres Echevinats et services y seront pleinement associés et régulièrement sollicités. Cet Agenda est pour les services et Echevinats l’occasion d’un réel travail en réseau. Il est fort probable que ceux-ci pourront proposer des thématiques qui les concernent et contribueront à la mise en œuvre de ces engagements.  

Le cheminement logique d’élaboration d’un Agenda 21 local peut être synthétisé par la figure suivante :  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le facteur prédominant de la réussite d’un Agenda 21 local, c’est la participation. Celle-ci doit être la plus large possible. L’encadrement de la mission d’étude est prévu à trois niveaux :

-                     un Comité de Pilotage composé d’un nombre restreint de membres qui assurent le suivi des travaux ;

-                     un Comité 21 local, éventuellement réuni en groupes de travail thématiques, lieu d’échanges et d’un brassage d’idées plus large ;

-                     un Forum, réuni une à deux fois en cours de procédure, qui est l’organe de consultation et de participation le plus large possible, tant parmi notre administration que la société civile (habitants, associations de quartier, groupements de protection de l’environnement, …).  

La tâche à charge de l’administration communale est importante. Il s’agira à la fois :

-                     de fournir les documents  nécessaires au travail du bureau d’études ;

-                     de communiquer avec tous les participants extérieurs et les services communaux ;

-                     d’établir les PV de réunions ;

-                     de suivre et de mettre en œuvre l’Agenda au-delà de la mission d’étude ;

-                     d’évaluer l’Agenda et de le rediriger à mesure de l’expérience acquise lors de sa mise en œuvre.  

Pour toutes ces raisons, un agent de niveau A en charge du Développement durable sera engagé. Le coût financier de cet engagement devrait être supporté entièrement par les subsides que la Commune escompte recevoir de la région bruxelloise dans le cadre de l’appel à projet Agenda Iris 21 (voir ci-dessous).  

Un bilan carbone  

L’Echevin de l’Environnement Marc Cools a estimé nécessaire de réaliser un bilan carbone, qui comptabilise l’ensemble des émissions de carbone générés par :

-                les bâtiments communaux ;

-                nos activités de service public (transports, écoles, collecte de déchets, …) ;

-                les activités des habitants (logements, déplacements, consommation, …).  

La problématique des changements climatiques générés par le dioxyde de carbone émis en excès par les activités humaines motive l’intérêt de cette étude. Il s’agit bien là d’un sujet d’actualité qui concerne de plus en plus les pouvoirs publics, mais aussi nos citoyens. Il permet de mettre nos actions en relation avec un monde globalisé selon le principe d’Aalborg : « penser globalement, agir localement ».  

Ce cadastre des émissions sera un intéressant outil de travail dans la mesure où :

-                réalisé en parallèle au processus d’élaboration de l’Agenda 21, il servira, dans une approche intégrée, à en définir les objectifs, à évaluer leur pertinence et à définir des indicateurs de suivi des performances de l’Agenda ;

-                il permet d’évaluer la situation de notre Commune, à la comparer avec d’autres, mais surtout à quantifier les impacts de nos politiques (économies d’énergie, achats de véhicules, primes aux habitants, gestion des espaces verts, …) à l’aide d’une unité de mesure environnementale standardisée : la tonne de CO2 ;

-                il constitue un outil de communication permanent et contemporain auprès de nos habitants ;

-                il répond pleinement aux objectifs de la Charte et des engagements d’Aalborg ;

-                il complète et appuie notre candidature auprès de la Région pour l’obtention de subsides en proposant une démarche inédite en Belgique (mais déjà familière dans d’autres pays européens et dans le monde industriel), qui renforce la pertinence et l’originalité de notre projet d’Agenda;

-                il est le complément idéal – du point de vue de l’environnement - de différentes mesures de planification prises à ce jour ou en cours de réalisation tels que le Plan de déplacements d’Entreprise (PDE), le projet de Programme Local d’Actions en matière de Gestion de l’Energie (PLAGE) (subsidié) pour nos bâtiments, …  

La réalisation d’un bilan carbone inclut la formation du personnel chargé de la mise à jour de cet outil de travail. Il constituera un langage commun à toutes les actions du service de l’Environnement.