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Meilleur contrôle des zones de livraison

Après les accusations de Touring sur l'encaissement illégal des contributions de stationnement par les communes, Monsieur Marc COOLS, Président de l'Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale (AVCB) donne des précisions.  

Quel est le problème?

Les problèmes de circulation ne cessent d'augmenter, surtout dans les rues commerçantes, parce que beaucoup de livraisons sont faites en double file.Les livraisons se font en double file du fait que les emplacements réservés à celle-ci sont occupés par des voitures de particuliers, stationnées en infraction.  Les services de police sont surchargés et donc les automobilistes qui se garent sur les emplacements réservés aux fournisseurs ne sont donc dans les faits pour le moment pas sanctionnés, ce qui ne fait qu’aggraver le problème.  

Pourquoi les communes doivent-elles agir ?

Une des missions des communes est d’assurer la mobilité sur leur territoire et de gérer l’espace public et les voiries – et donc les emplacements de stationnement et de livraison – en bon père de famille. C'est pourquoi les communes bruxelloises ont décidé de passer à l'action.  

Le nouveau mode de gestion des emplacements de livraison

Différents représentants de communes bruxelloises et de la Région , soutenus par la cellule mobilité de l'AVCB, se sont concertés. La solution qu'ils proposent est de confier le contrôle des zones de chargement et de déchargement aux stewards communaux.  Il faudrait dès lors remplacer les panneaux relatifs aux livraisons par des panneaux dont l'infraction est dépénalisée.  

Les véhicules qui ne chargent ou ne déchargent pas et qui font donc un usage inadéquat de la zone de livraison, pourront alors être soumis à un règlement de redevance ou de taxe et non d’une amende.  Les véhicules qui chargent et déchargent, ne doivent rien payer pour l'usage de ces emplacements.

 Un test

Avant de généraliser ce système, les communes de Schaerbeek, Uccle et Etterbeek vont effectuer un test.  La nouvelle signalisation sera placée dans le courant du mois de juin. D'abord, elles feront une campagne de sensibilisation pour signaler aux automobilistes qui stationnent dans une zone de livraison qu'ils commettent une infraction.  Ce n'est qu'après cette campagne de sensibilisation, qui durera environ un mois, que les stewards taxeront effectivement.  La cellule mobilité de l'AVCB analysera l'état de départ et ensuite, tant pendant la campagne de sensibilisation que pendant les actions de répression, mènera une enquête de stationnement.  Après six mois, une première évaluation montrera si le système fonctionne et s'il peut être généralisé.

Quant à l’argument du coût

Le montant de cette redevance ou de cette taxe serait environ égal à l'amende pénale due actuellement pour de telles infractions (entre 50 et 100 euros) mais correspondrait aussi aux surcoûts générés par le particulier.  Le tarif jugé par d’aucun trop élevé se justifie pleinement : le particulier stationnant sur un emplacement de livraison contraint le livreur à un surcroît de travail puisqu’il doit stationner son véhicule loin de sa zone de débarquement ou en infraction sur la voie publique. Les embarras de circulation qui en découlent ralentissent en outre tous les autres automobilistes et augmentent donc de surcroît la pollution.  La gestion de l’environnement et de la mobilité en revient aux pouvoirs publics et il n’est que juste que le particulier paie sa part du surcoût qu’il a généré.

« Le système n'est donc pas illégal du tout, conclut Monsieur COOLS. En tant qu'autorité locale, nous devons assurer l'accessibilité de nos commerces et la viabilité des quartiers, ce qui justifie ces mesures. »

 

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