Une
grande partie de la population bruxelloise est d'origine étrangère. Un
enfant sur deux à l'école primaire est d'origine étrangère. Ce
pourcentage peut aller jusqu'à 90% dans certains quartiers.
L'intégration
des communautés d'origine étrangère qui sont présentes sur son
territoire est dès lors un défi majeur pour la Région bruxelloise.
Vouloir
occulter le débat sur l'intégration et sur la nécessité de politiques
d'intégration comme le suggère une certaine intelligentsia de gauche est
une erreur. Prôner l'intégration ce n'est pas critiquer les personnes
d'origine étrangère qui vivent à Bruxelles ni ne pas respecter leurs
différences, c'est les aider à faire partie de notre société.
Réussir
l'intégration ne se résume pas à flatter les différences, mais bien à
construire un projet de société fondé sur des valeurs communes.
Faire
collaborer harmonieusement à Bruxelles des populations d'origine
diverses, cela implique une réelle volonté d'intégration de la part des
arrivants et des efforts d'ouverture et de respect mutuel de la part de
ceux qui les accueillent.
L'intégration
signifie le refus du modèle d'une société au sein de laquelle les
différentes communautés ne se rencontrent pas et où la société
consiste en l'addition de communautés ethniques, religieuses et sociales
différentes, herméthiques les unes vis à vis des autres et repliées
chacune dans leur ghetto.
Favoriser
le dialogue interculturel, améliorer l'accueil dans les administrations,
investir dans les écoles et éduquer les jeunes à la citoyenneté,
favoriser l'apprentissage du français, ... sont quelques initiatives qui
à l'opposé du clientélisme, du paternalissme ou de l'exclusion peuvent
contribuer à réussir l'intégration dans le respect des diversités de
chacun.