La
crise financière née aux Etats-Unis a contaminé le monde entier.
Les
gouvernements nationaux ont réagi pour sauver leurs systèmes
bancaires. En Belgique c'est Fortis et Dexia qui ont été dans la
tourmente. Ce qui a nécessité une intervention du gouvernement. Les
banques centrales pour leur part ont injecté les liquidités qui
étaient nécessaires à notre système financier. L'action conjointe
des gouvernements et des banques centrales a permis de limiter l'ampleur
de la crise et d'éviter une situation semblable à celle de 1929.
Cette
crise démontre que les contrôles financiers et la transparence de
l'information ne sont pas encore suffisants et doivent être renforcés
au niveau national mais aussi mondial. Des organismes comme la Banque
des Règlements Internationaux ou le Fonds Monétaire International
doivent jouer un rôle accru en la matière.
Il
est d'autre part indispensable que l'on légifère enfin sur les
parachuttes dorés. Il est inacceptable que des dirigeants d'entreprises
reçoivent des indemnités colossales alors qu'ils sont remerciés parce
que leur entreprise est en difficulté en partie à cause d'eux.
La
crise ne doit pas aboutir à tarir le crédit. Celui-ci est
indispensable à notre économie. Elle doit aboutir à éliminer les
opération spéculatives ou si elles ont lieu à informer clairement sur
celles-ci. Beaucoup de petits actionnaires de Fortis croyaient avoir
affectué un placement en bon père de famille et ignoraient les risques
pris par cette institution. Ils le paient très cher aujourd'hui.
Un
meilleur contrôle permettra de rétablir la nécessaire confiance en
nos institution financières.