La
création en 1995 d'IRIS comme structure faitière de coordination des
hôpitaux publics s'est accompagnée d'une intervention régionale de 4
milliards de francs couvrant les déficits cumulés de 1989 à fin 1993.
Cette intervention devait être unique et permettre de rétablir
l'équilibre financier des hôpitaux publics au plus tard en 1999.
Les
conditions de réorganisation de la politique hospitalière publique et
de sa gestion qui conditionnaient cette intevention n'ont été que
très partiellement mises en oeuvre. Il en est résulté à nouveau
très rapidement des déficits importants et croissants desdits
hôpitaux publics. Ceux-ci ont nécessité une intervention financière
de la Région à partir de 2002.
De
2002 à 2005 ces interventions se sont élevées à 82.783.405 euros.
Auxquels il faut ajouter 17.536.176 euros d'intervention du CPAS ou de
la Ville de Bruxelles (sur la période 1998-2005) pour l'hôpital
Saint-Pierre.
Malgré
ces lourdes interventions le déficit après intervention financière de
la Région et de la Ville ne cesse de s'agraver. En 2005, ce déficit
s'élevait à 15.020.271 euros.
Depuis
2003, une ordonnace régionale permet d'accorder 10.000.000 euros par an
aux hôpitaux publics pour compenser leurs missions spécifiques et les
aider à se restructurer. En ce qui concerne ce dernier volet, aucune
mesure réellement sérieuse de restructuration n'a été prise. Les
missions de service publics servent d'alibi à une non gestion qui s'est
notamment traduite par une tardive et insuffisante réduction et
reconversion des lits hospitaliers, par des normes de construction à
Saint-Pierre qui dépassent les standards en la matière, par une
politisation à l'extrême et monocolors socialiste des structures
d'IRIS, ...
Le
déficit dans le secteur hospitalier n'est pas une fatalité. Le secteur
privé qui dans certains cas accueille aussi les publics défavorisés
envoyés par les CPAS le démontre. Certains hôpitaux publics ont été
redressés en Belgique comme l'hôpital de la Citadelle à Liège.