Depuis
de nombreuses années, les bruxellois se battent pour que le Réseau
Express Régional (le RER) se concrétise.
Les permis d'urbanisme ont enfin été délivrés et les
chantiers ont commencé. L'exploitation
du RER est annoncée pour 2015.
Autant
de bonnes nouvelles ? Non,
car la SNCB vient de présenter un schéma provisoire d'exploitation du
RER. Si celui-ci va améliorer
l'accès des navetteurs à Bruxelles, il ne va par contre pas favoriser
les déplacements de Bruxelles à Bruxelles en train.
C'est ainsi qu'à Uccle, la ligne 124 (qui dessert les gares de
Linkebeek, de Calevoet et de Stalle) n'ira plus à la gare du Midi mais
à Molenbeek à la gare de l'Ouest. Même si le souci d'alléger la
jonction nord-midi est compréhensible, c'est, pour l'Echevin des
Travaux et de la Mobilité d’Uccle Marc Cools, inacceptable. Tout
comme est inacceptable le fait que la création d’une nouvelle halte
sur la ligne 26 à hauteur du Lycée Français n’est pas envisagée.
Une halte pourtant prévue dans le Plan Régional de Développement.
La ligne 26 et la ligne 124 doivent être, pour Marc
Cools, l'équivalent de deux lignes de métro à Uccle.
On ne peut à la fois inciter les bruxellois à utiliser plus les
transports en commun et réduire le service offert comme le fait la STIB
avec sa politique de rupture des charges ou la SNCB avec son schéma
provisoire d'exploitation du RER. Ce
schéma doit être modifié pour mieux tenir compte des besoins de déplacement
des bruxellois. Le
Gouvernement fédéral qui finance le RER doit faire pression dans ce
sens sur la SNCB. La mission
de celle-ci ne se limite pas au trafic interville.
Le RER doit aussi être une desserte en transport en commun dont
bénéficie les bruxellois et qui permette d’améliorer l’accès au
centre-ville à partir d’Uccle et de Forest.