Voter, en Commission de la
Chambre, une communauté contre l'autre, la scission de l'arrondissement
de Bruxelles-Halle-Vilvorde, c'est nier les équilibres qui font la
Belgique. C'est manquer de respect vis à vis d'une communauté, les
francophones, qui représente plus de 40 % de la population belge. C'est
menacer la pérennité même de notre pays.
Les principaux protagonistes
de la crise politique que nous connaissons doivent retrouver les sens de
l'Etat. Cela commence par l'abandon de l'anathème au profit du
dialogue, y compris entre farncophones.
La
Maison Belgique est une plus value. Tant pour les wallons, les
bruxellois que les flamands. Il est temps que chacun s'en rende compte
et agisse en conséquence.
Une
fois de plus des problèmes communautaires empoisonnent notre vie
politique. Alors que les défis économiques et sociaux auxquels la
Belgique est confrontée sont nombreux.
Nous
avons besoin d’être gouverné et que les décisions courageuses qui
doivent être prises le soient. Nos gouvernants ne doivent pas se
contenter de faire fonctionner nos structures administratives en bons
gestionnaires. Ils doivent avoir une réflexion à long terme sur le
devenir de notre pays et agir en conséquence.
Dans
un contexte bien plus difficile qu’aujourd’hui, celui de l’après-guerre
40-45, des personnalités comme Achille Van Acker et sa bataille de
charbon ou Camille Gutt et sa réforme monétaire ont prouvé qu’un
gouvernement qui gouverne peut redresser un pays. Nous avons besoin
d’un tel gouvernement et que celui-ci engage notre pays dans la voie
de la réforme.