La
Communauté Française a fait l'objet d'un refinancement important il y
a quelques années. Pourtant,
malgré celui-ci, la situation des bâtiments scolaires ne s'améliore
pas !
En
tant qu'Echevin des Travaux, je suis confronté à la gestion des bâtiments
scolaires de notre enseignement communal. S'il y a quelques années nous
avons pu bénéficier de subsides pour la reconstruction de l'école du
Val Fleuri, aujourd'hui la Communauté Française ne finance plus de
nouveaux projets de rénovation ou de reconstruction. Par manque cruel
de budget, le Fonds des Bâtiments Scolaires de l'Enseignement Officiel
Subventionné se contente d'honorer les « promesses fermes »
de subsides qui ont déjà été octroyées au cours des législatures
précédentes. A Uccle, deux
écoles nécessitent des travaux importants. L'école du Merlo tout
d'abord, qui est une école primaire d'enseignement spécial. Les
pavillons de cette école sont devenus insalubres. Vu le refus de la
Communauté d'assumer sa responsabilité dans le financement d'une
partie du coût de reconstruction de l'école, la Commune a dû décider
de prendre en charge seule (coût : 1,5 millions d'euros) le
financement de la première phase de reconstruction de l'école.
Après
cette première phase, une seconde phase de travaux d'un même montant
sera nécessaire. Il est inadmissible que la Communauté ne finance pas
les travaux nécessaires dans une école spéciale dont une très large
majorité des enfants qui la fréquentent viennent d'en dehors d'Uccle !
Une
seconde école qui nécessite des travaux très importants est l'école
des Eglantiers. Un projet de rénovation et de reconstruction a été élaboré
dont le coût est de 6,7 millions d'euros.
La
réponse actuelle de la Communauté aux Communes qui consiste uniquement
à leur donner des subsides de quelques milliers d'euros pour remédier
à des situations d'urgence n'est pas satisfaisante.
Il
est urgent que le Fonds des Bâtiments Scolaires soit refinancé. A la
fois pour faire face aux travaux de rénovation ou de reconstruction nécessaires
mais aussi pour financer des extensions ou des constructions de
nouvelles écoles. La population croît à Bruxelles. L'offre scolaire
doit s'adapter à cette croissance.
Le
manque de moyens pour l'enseignement en Communauté française ne
concerne pas uniquement le financement des bâtiments mais aussi le
manque de professeurs, les moyens de fonctionnement insuffisants, ...
visiblement la Communauté a d'autres priorités budgétaires que
l'école.
Marc
COOLS
Echevin
des Travaux, de l'Urbanisme, de
l'Environnement
et de la Mobilité